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  • : Le blog de Michel BOCQUET
  • : Michel BOCQUET, Ingenieur agronome, consultant en apiculture ; conseil et expertise dans les domaines liés à l'abeille, les produits de la ruche, la pollinisation, l'utilisation des abeilles comme bioindicateurs de l'environnement. Michel BOCQUET, Agronomist, apiculturist : specialist in honeybees, bee products, pollination, environment monitoring with bees as bio indicator.
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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 23:21
English summary : film of a smarm coming in an empty hive.
 Resumen español : pequeña pelicula de la llegada de un enjambre.

Je retrouve un petit film que j'avais fait ce printemps : l'arrivée d'un essaim sauvage dans une ruche.

... pour le plaisir.

Michel BOCQUET

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 22:29

English summary : Be careful with antivarroa fight in queen rearing colonies. They are more sensible to the parasite for the use of exterior brood frames, and sometimes the little proportion of open brood. The queen cells may be more contaminated, that occured in these series, every capped cell after the birth date had a varroa inside.
 Resumen español : por la crianza de reinas, hay que cuidar con los varroas, ya que las colmenas que reciben la celdas a menudo estan reinforzadas con panales exteriores que pueden contener a parasitos. En la fotos abajo, se ven celdas reales que quedaron cerradas despues de la fecha de nacimiento, cada una tenia un varroa al interior.


Les ruches éleveuses sont parfois très chargées en Varroa, en effet :

- elles reçoivent régulièrement du couvain operculé, qui peut être infesté de varroa
- elles disposent de peu de couvain ouvert, les cellules royales deviennent alors des cibles de choix pour varroa au moment de l'operculation.

A titre d'illustration, voici l'exemple de trois cellules issues d'une même série d'élevage. La barette a été placée en couveuse (14 cellules) et ces trois là ne sont pas arrivées à terme.

L'ouverture des cellules montre des larves dans des états divers (larves pourries ou encore reconnaissables) mais on observe aussi sur chacune d'elles, un varroa à l'intérieur de la cellule.

C'est pourquoi certains éleveurs maintiennent sur les éleveuses une pression antivarroa sur la totalité de la saison, on peut aussi travailler sur les pourvoyeuses de couvain "propres" pour limiter ce genre de problème.

Michel BOCQUET

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 21:33
English summary : If you want to get rid of ants in your colonies, here is a natural possibility with the use of an insect the fourmilion.
 Resumen español : Un insecto se dedica a comer a las hormigas, el "hormiga-lion". Se pueden colocar a estos insectos debajo de las colmenas.


Encore une victoire de l'observation de la nature sur les "recettes miracle".

En observant le manège des fourmilions sous un hangar, cet apiculteur a eu l'idée de déplacer ces insectes sous les ruches, ... et avec succès : les fourmis sont beaucoup moins nombreuses maintenant.



Le fourmilion est un insecte qui raffole des zones un peu sèches et sableuses, dans lesquels ils s'installent et constituent leur piège fatal : Un entonnoir sableux aux bords pentus et mouvants, qu'il constitue en "crachant" littéralement la terre à distance. Lorsqu'une fourmi s'y aventure, elle glisse sur la paroi et arrive inexorablement dans la gueule de l'insecte qui n'a plus qu'à s'en repaître.

Visiblement cela a pour effet de limiter les allées et venues des fourmis dans le rucher.

Il suffit de prélever, à l'aide d'une pioche quelques entonnoirs actifs (on peut le vérifier en les bouchant, et en regardant au bout de quelques heures s'ils se reconstituent) et de les déposer sous les ruches, à l'abri. Cela marche pour les ruchers fixes, lorsque les ruches présentent une zone nue sous supports, le fourmilion apprécie bien ce genre de milieu.



Michel BOCQUET

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 21:21

English summary : Thanks for those who visited me in APIMONDIA 2009, many english speaking visitors were interested in my work : Bee potential cartography, selection center, remote monitoring of colonies, use of bees as bioindicator, beekeeper coaching...contact me by mail if you where not there.
 Resumen español : Gracias a todos los que me visitaron durante el congreso APIMONDIA 2009, mucho fueron interesados con mis prestaciones : cartografia del potencial nectarifero y polinifero, centro de selection y inseminacion, monitoring de las colmenas a distancia, uso de la abeja como bioindicadora, coaching de empresas apicolas...contactame por e-mail si no estaban alla.


J'ai déjà rencontré certains d'entre vous à APIMONDIA, j'y serai présent jusquà la fin du congrès sur l'esplanade sur mon stand. N'hésitez pas à venir m'y rencontrer pour discuter "de visu" des différents projets dont je vous ai déjà parlé dans mon blog.

En particulier vous pourrez observer le matériel de suivi à distance des colonies, voici une photo où je présente le dispositif à un visiteur.



Pour l'anecdote, ce jeudi les ruches qui jouxtaient le stand ont fait le buzz, la bourdonnée de 14h00 a effrayé certains visiteurs, ce qui a amené la sécurité à barricader l'aire entourant la fameuse ruche. Plus de peur que de mal ...
 
De nombreuses visites sont attendues sur le stand tout au long de la semaine, de toutes nationalités, avec tous les moyens de transport ...






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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 08:00
English summary : The last issue of BTA (technical beekeeping bulletin) is totally dedicated to the use of honeybee as bio-indicator of the quality of environment. I wrote various articles in this issue : cartography of honeybee potential, remote monitoring of colonies, and synthesis about this subject. I use honeybees as bioindicator in various missions, and have a good experience in this field.
resumen español : el ultimo numero del boletin tecnico apicola se dedica al uso de las abejas como bio indicador de la calidad del medio ambiente. Escribi a algunos de los articulos como : cartografia del potencial apicola, seguido a distancia de las colonias y sintesis sobre el tema de la abeja bioindicadora. Trabajo en este campo desde  varios años ahora, y tengo una buena experiencia en este campo.

Le dernier numéro du Bulletin Technique Apicole est entièrement consacré à l'abeille bio-indicatrice de l'environnement. Il fait le point sur les fondements scientifiques qui expliquent l'intérêt particulier de l'abeille comme sentinelle environnementale, et met en avant ses multiples applications sur le terrain.



En voici le sommaire :

- Quelques définitions
- Indicateurs de biodiversité, pourquoi et comment ?
- Les origines de l'utilisation de l'abeille comme indicateur biologique
- Les abeilles utilisées pour détecter la présenc de radio-isotopoes dans l'environnement
- Utilisation de l'abeille pour caractériser le niveau de contamination de l'environnement par les xénobiotiques
- Utilisation des abeilles comme bio-indicatrices pour le feu bactérien
- Quelques exemples d'études menées en France sur l'abeille bio-indicatrice de l'environnement
- L'observatoire en Isère : la colonie d'abeilles, témoin de la qualité environnementale
- Le programme "abeille, sentinelle de l'environnement", en bref
- la détection de composés volatils par les abeilles
- Perpectives

Il comprend également deux fiches techniques
- le suivi à distance des colonies d'abeilles
- la cartographie du potentiel apicole.

Ce numéro est disponible sur abonnement (contact EVO+, 31 rue Bernard Mulé, 31400 TOULOUSE) mais vous pouvez aussi acheter ce numéro à l'unité, comme cela est le cas également des autres numéros spéciaux (l'installation en apiculture, l'abeille noire en France, ...), en vous adressant directement à l'OPIDA -Centre apicole-61370 ECHAUFFOUR - Tel : 02 33 34 05 80. http://pagesperso-orange.fr/opida/opida/),

Michel BOCQUET

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 10:23

A l'occasion de mes missions d'expertise sur l'abeille, en France mais surtout à l'international, l'une des demandes les plus récurrentes est la suivante : "pouvez nous prouver que notre miel est bien le meilleur du monde ? ". 


Cela peut porter à sourire, mais à force d'entendre ça sur différents continents, on se pose des questions, les démarches officielles de qualité cherchent-elles autre chose en définitive ?

L''éducation au gout, les habitudes alimentaires sont prises très tôt, à des moments ou l'enfant vit dans un cercle très réduit, dans un milieu social protégé et étroit, donc très sensible aux coutumes alimentaires locales, voire familiales. C'est là que se forgent certains gouts fondamentaux, que l'adulte cherche à retrouver par la suite.

C'est particulièrement vrai pour le miel, on le voit bien dans les foires, où bon nombre de consommateurs "n'apprécient pas particulièrement le miel". Par contre si on leur fait gouter un miel qui ressemble à celui de leur enfance, on sent immédiatement qu'on a touché à leur histoire, ils vous racontent leus souvenirs, se livrent à leurs proches, sont immédiatement exités comme des gamins.

C'est dire l'importance de l'éducation au gout dès le plus jeune âge, c'est un élément important du patrimoine culturel. Cette éducation a tendance à se perpétuer d'une génération à l'autre.

Elle doit inclure :
- un attachement particulier à des miels qui ont un ancrage local, le relier à la flore autochtone, par exemple.
- le soucis d'une grande diversité de miels, à la fois monofloraux (acacia, chataignier, lavande, thym, sapin, ...) ou polyfloraux (Garrigue, Montagne, Printemps, ...).
- une variété de modes de consommation : miel médicaments dans certains cas, miel au petit déjeuner, miel au goûter, etc.
- une attention portée aux comportements de consommation : , "avec les doigts" , miel en rayon à la cuillère, tartine ou dissout dans un liquide, ces comportements font partie intégrante du "protocole social" de consommation.

En parcourant le monde des miels, il est vrai qu'on est toujours étonné, même après des années, de la diversité des gouts, des couleurs des miels : sapin, lavande, framboisiers, longane, lychee, kapok, gouderel, etc. Ma collection personnelle est une véritable invitation au voyage.



Bons souvenirs en dégustant le meilleur miel du monde.

Michel BOCQUET


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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 10:11

Rappelons que vous avez jusqu'au 15 mai pour déposer auprès de la Direction départementale de l'équipement et de l'agriculture, DDEA (anciennement Direction Départementale de l'agriculture et de la forêt) le dossier de demande pour l'aide  214-H : "Préservation de la diversité végétale en améliorant le potentiel entomophile" .Cette aide concerne les apiculteurs possédant plus de 75 ruches, 100 ruches dans certaines régions.

Cette aide a pour objectif d'amener les apiculteurs à modifier leurs pratiques pour orienter les ruches vers des zones à forts enjeux en termes de biodiversité.


L'apiculteur s'engage à disposer d'un nombre suffisant de ruchers (4 emplacements par tranche de 100 ruches), dont au moins un par tranche de 100 ruches en zone de biodiversité remarquable (natura 2000, parcs naturels régionaux, parcs nationaux, réserves naturelles, ZNIEFF, etc). Ces zones sont définies à l'échelon régional, sous forme d'une liste de communes, certains départements ont considéré que la totalité du territoire était éligible.

 

Seuls les ruchers de taille suffisante sont éligibles (>25 ruches), et les colonies doivent rester au moins 3 semaines sur ces ruchers. L'apiculteur doit pouvoir prouver ses pratiques grâce à un registre d'élevage tenu à jour. Il est susceptible d'être controlé sur ses engagements.

 

En contrepartie, l'apiculteur peut recevoir un montant de 17€/an par ruche éligible (pour un total minimum de 300€ maximum sur l'exploitation, et un maximum de 7600 €).

Attention tout de même, l'aide sera versée en fonction des disponibilités, certaines DDAF ont averti : les apiculteurs passeront en dernier...

Les dossiers sont à retirer à la DDEA de votre département, une cellule d'information a été mise en place en général, pour répondre aux questions, avant la date butoir du 15 mai.

Michel BOCQUET

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24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 08:22
Je travaille depuis longtemps sur l'alimentation de l'abeille ou sur les produits de la ruche, et il me semble que l'on peut en retirer quelques idées intéressantes sur l'alimentation humaine, je vous en livre 3, en vrac.

- Relation alimentation/comportement : Pour la colonie, la composition de l'aliment a presque moins d'effet que la façon dont il est délivré, les comportements alimentaires sont tout aussi importants : par exemple, pour stimuler la croissance d'une colonie d'abeilles, celle ci a besoin de protéines, sous la forme de pollen. Or il existe une méthode connue depuis très longtemps qui consiste à mettre de la farine sur une planche à l'extérieur du rucher, les butineuses viennent chercher cette poudre, qui n'a aucun intérêt du point de vue alimentaire, puisque sans protéines et avec de l'amidon qui n'est pas digéré par l'abeille. Cette méthode conduit pourtant bien à une stimulation des colonies. Cette constatation se rapproche des conceptions qui mettent en avant la primauté des comportements dans l'alimentation humaine, au même niveau que les régimes alimentaires, par exemple "Les Inuit ne mangent pratiquement que des protéines animales et du gras, et très peu de fruits et légumes. Alors que dans les régions pauvres de l'Asie, d'autres ne mangent que du riz, quelques légumes et jamais de protéines animales... Et cela dure depuis des millénaires ! Ce qui démontre la capacité de notre organisme à trouver un compromis métabolique entre ses besoins et ce dont il dispose dans l'environnement. (Xavier Leverve)"

- Relation valeur alimentaire pour l'individu/valeur alimentaire pour une population : Il y a une différence fondamentale entre la valeur alimentaire d'un produit pour un individu et celle qu'elle a pour une population. J'en veux pour preuve que chez l'abeille, la quasi totalité des expérimentations sur la nutrition, menées sur des toutes petites populations d'abeilles donnent des résultats radicalement différents - souvent inverses- de ceux observés sur des colonies d'abeilles qui expriment totalement leurs comportements sociaux. Je suis toujours dubitatif sur les règlementations qui basent une politique alimentaire (niveau social) sur une extrapolation simple des comportements individuels : c'est une approche épidémiologique, sociologique qui doit être mise en oeuvre dans ce cas.

- Alicament/aliment : A l'heure où les principales multinationales de l'agroalimentaire s'engouffrent dans le concept d'alicament, il est bon de rappeler que le miel est l'un des principaux alicaments utilisés dans le monde depuis des milliers d'années, et je pense que l'industrie l'oublie souvent. Les grands groupes de l'IAA seraient bien inspirés de regarder dans le détail la façon dont fonctionne ce marché. En particulier, même s'il s'agit du même produit  il y a une forte ségrégation comportementale (justement) entre les consommateurs de miel médicament (petites quantités, prix élevés, recherche de certaines spécificités floristiques) et les consommateurs de miel aliments (autres spécialités floristiques, quantités plus importantes, prix plus bas). Cette distinction va même, jusqu'à une différenciation avec la consommation "beauté" (utilisation traditionnelle des miels en shampoings fait maison, par exemple). Un exemple : au Maroc, le prix du miel "médicament" est de l'ordre de 45 €/kg (prix des miels les plus réputés) alors que le prix du miel "aliment" peut s'approcher du prix mondial (quelques €/kg pour le miel de la Marmora).


Michel BOCQUET
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 21:30

Pro Polis : devant la ville : la propolis est une substance de défense prélevée sur les bourgeons de certaines plantes (les peupliers en particulier), les abeilles l'utilisent pour former des barrières devant le trou d'envol, ou en enduisent les parois des ruches ou encore embaument avec cette substance les divers intrus de la ruche.

 

Certains types d'abeilles "propolisent" beaucoup, d'autres moins. Voici une souche qui a ce comportement "propoliseur" à un niveau particulièrement important, à un point tel, que la propolis "déborde" largement le long des hausses.

 

 

 

Et voici un détail de cette même ruche :

 

 

 

Michel BOCQUET

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9 mars 2009 1 09 /03 /mars /2009 00:14

En cette journée de la femme, comment ne pas parler des apicultrices. Même si l'élevage des abeilles correspond aux aspirations de nombreuses femmes, seule une faible proportion se lance dans l'aventure : activité physique, très prenante en saison, elle a été longtemps l'apanage d'hommes, et beaucoup sont découragées dès le départ par leur entourage.

Pourtant, les exemples réussis ne sont pas rares, et une véritable féminisation de la profession s'opère depuis quelques années, jusque dans les instances dirigeantes de l'apiculture. Christiane Massicot, par exemple, a oeuvré toute sa vie pour l'apiculture. Présidente de l'Institut Technique de l'Apiculture, Présidente de l'Asssociation des éleveurs de reines (ANERCEA), elle a aidé de nombreux hommes et de nombreuses femmes à pratiquer l'apiculture et à en faire leur métier.


Face à l'argument de la pénibilité du métier, il existe quelques réponses : un nombre plus réduit de ruches laisse plus de souplesse dans la gestion, ce qui nécessite en contrepartie une bonne productivité et une valeur ajoutée importante. Il est important de porter une attention particulière à l'organisation et à l'équipement qui permet de limiter la pénibilité. Par ailleurs la force physique peut s'acquérir avec le temps. L'entraide est une bonne solution également, de même que l'emploi d'un salarié en saison.

Au moment de l'installation, un stage préalable chez une apicultrice peut aider à se se donner confiance. Une grande détermination est de toutes façons nécessaire, comme dans toute création d'entreprise, mais aucun obstacle n'est insurmontable.

Par ailleurs, il existe aujourd'hui bon nombre d'aides spécialisées à destination des femmes (fondations, assocations de femmes chefs d'entreprises, aides spécifiques, ...) qui peuvent aider à mieux équiper la miellerie, à mécaniser la transhumance, ou à mieux s'organiser dans sa vie de famille.

 

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