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  • : Le blog de Michel BOCQUET
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  • : Michel BOCQUET, Ingenieur agronome, consultant en apiculture ; conseil et expertise dans les domaines liés à l'abeille, les produits de la ruche, la pollinisation, l'utilisation des abeilles comme bioindicateurs de l'environnement. Michel BOCQUET, Agronomist, apiculturist : specialist in honeybees, bee products, pollination, environment monitoring with bees as bio indicator.
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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 22:14
Certains miellats cristallisent dans les cadres et présentent des cristaux grossiers que les butineuses ont du mal à utiliser, en particulier en hiver. Ces cristaux nécessitent de disposer de suffisamment d'eau pour pouvoir dissoudre les cristaux via les glandes salivaires. Dans le cas contraire, la grappe peut périr de faim si elle n'a pas d'aliment disponible. Plus tard au printemps, elles préfèrent généralement évacuer les cristaux à l'extérieur.

Sans que ce soit un cas général, un diagnostic de la mortalité hivernale sur un rucher haut-savoyard de 200 colonies, a montré un nombre non négligeable de colonies dont une petite grappe s'est trouvée bloquée sur des provisions de miellat cristallisé.
Miel cristallisé dans les cadres
Ce type de miellat est récurrent dans la région en fin d'été et peut fournir dans certains cas des miellées importantes. Le miel cristallise très rapidement dans les rayons, mais il peut être recouvert d'autres miels ultérieurs (solidage) et donc passer inaperçu pour l'apiculteur. Le miel de lierre a aussi cette tendance à cristalliser rapidement.

Certains sirops de nourrissement ont, rarement heureusement, des comportements de cristallisation qui peuvent aboutir au même résultat.

Des cas similaires de mésestimation de la quantité de nourriture réellement disponible peuvent trouver leur origine dans un blocage au pollen de certains cadres. Les abeilles complètent ces cadres en miel et une fois operculés, il peuvent laisser croire à des provisions suffisantes, alors qu'il n'en est rien.

Une abondance de provisions est un gage de bon hivernage, la morphologie des rayons (épaulement de miel dans la partie supérieure), la répartition des provisions, etc sont bien mieux gérées par l'abeille que par l'homme. C'est pourquoi il est souvent préférable de ne pas trop mégoter sur la quantité de nourrissement mise à disposition de l'hivernage, les abeilles l'utiliseront pratiquement en totalité lors de la croissance de population au printemps.
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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 22:29

English summary : Be careful with antivarroa fight in queen rearing colonies. They are more sensible to the parasite for the use of exterior brood frames, and sometimes the little proportion of open brood. The queen cells may be more contaminated, that occured in these series, every capped cell after the birth date had a varroa inside.
 Resumen español : por la crianza de reinas, hay que cuidar con los varroas, ya que las colmenas que reciben la celdas a menudo estan reinforzadas con panales exteriores que pueden contener a parasitos. En la fotos abajo, se ven celdas reales que quedaron cerradas despues de la fecha de nacimiento, cada una tenia un varroa al interior.


Les ruches éleveuses sont parfois très chargées en Varroa, en effet :

- elles reçoivent régulièrement du couvain operculé, qui peut être infesté de varroa
- elles disposent de peu de couvain ouvert, les cellules royales deviennent alors des cibles de choix pour varroa au moment de l'operculation.

A titre d'illustration, voici l'exemple de trois cellules issues d'une même série d'élevage. La barette a été placée en couveuse (14 cellules) et ces trois là ne sont pas arrivées à terme.

L'ouverture des cellules montre des larves dans des états divers (larves pourries ou encore reconnaissables) mais on observe aussi sur chacune d'elles, un varroa à l'intérieur de la cellule.

C'est pourquoi certains éleveurs maintiennent sur les éleveuses une pression antivarroa sur la totalité de la saison, on peut aussi travailler sur les pourvoyeuses de couvain "propres" pour limiter ce genre de problème.

Michel BOCQUET

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 21:33
English summary : If you want to get rid of ants in your colonies, here is a natural possibility with the use of an insect the fourmilion.
 Resumen español : Un insecto se dedica a comer a las hormigas, el "hormiga-lion". Se pueden colocar a estos insectos debajo de las colmenas.



Encore une victoire de l'observation de la nature sur les "recettes miracle".

En observant le manège des fourmilions sous un hangar, cet apiculteur a eu l'idée de déplacer ces insectes sous les ruches, ... et avec succès : les fourmis sont beaucoup moins nombreuses maintenant.



Le fourmilion est un insecte qui raffole des zones un peu sèches et sableuses, dans lesquels ils s'installent et constituent leur piège fatal : Un entonnoir sableux aux bords pentus et mouvants, qu'il constitue en "crachant" littéralement la terre à distance. Lorsqu'une fourmi s'y aventure, elle glisse sur la paroi et arrive inexorablement dans la gueule de l'insecte qui n'a plus qu'à s'en repaître.

Visiblement cela a pour effet de limiter les allées et venues des fourmis dans le rucher.

Il suffit de prélever, à l'aide d'une pioche quelques entonnoirs actifs (on peut le vérifier en les bouchant, et en regardant au bout de quelques heures s'ils se reconstituent) et de les déposer sous les ruches, à l'abri. Cela marche pour les ruchers fixes, lorsque les ruches présentent une zone nue sous supports, le fourmilion apprécie bien ce genre de milieu.



Michel BOCQUET
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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 10:11

Rappelons que vous avez jusqu'au 15 mai pour déposer auprès de la Direction départementale de l'équipement et de l'agriculture, DDEA (anciennement Direction Départementale de l'agriculture et de la forêt) le dossier de demande pour l'aide  214-H : "Préservation de la diversité végétale en améliorant le potentiel entomophile" .Cette aide concerne les apiculteurs possédant plus de 75 ruches, 100 ruches dans certaines régions.

Cette aide a pour objectif d'amener les apiculteurs à modifier leurs pratiques pour orienter les ruches vers des zones à forts enjeux en termes de biodiversité.


L'apiculteur s'engage à disposer d'un nombre suffisant de ruchers (4 emplacements par tranche de 100 ruches), dont au moins un par tranche de 100 ruches en zone de biodiversité remarquable (natura 2000, parcs naturels régionaux, parcs nationaux, réserves naturelles, ZNIEFF, etc). Ces zones sont définies à l'échelon régional, sous forme d'une liste de communes, certains départements ont considéré que la totalité du territoire était éligible.

 

Seuls les ruchers de taille suffisante sont éligibles (>25 ruches), et les colonies doivent rester au moins 3 semaines sur ces ruchers. L'apiculteur doit pouvoir prouver ses pratiques grâce à un registre d'élevage tenu à jour. Il est susceptible d'être controlé sur ses engagements.

 

En contrepartie, l'apiculteur peut recevoir un montant de 17€/an par ruche éligible (pour un total minimum de 300€ maximum sur l'exploitation, et un maximum de 7600 €).

Attention tout de même, l'aide sera versée en fonction des disponibilités, certaines DDAF ont averti : les apiculteurs passeront en dernier...

Les dossiers sont à retirer à la DDEA de votre département, une cellule d'information a été mise en place en général, pour répondre aux questions, avant la date butoir du 15 mai.

Michel BOCQUET

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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 00:01
Voici un sujet un peu inhabituel sur les corps étrangers en miellerie, il s'agit de l'un des risques les plus difficiles à détecter et parfois à éviter, en voici trois exemples :


Ce pot avait l'air tout à fait normal vu de l'extérieur, mais le local de stockage se trouvait à proximité d'un stock de cadres, qui avaient été atteint par la fausse teigne au mois d'août. Quelques papillons ont pénétré dans la miellerie et ont pondu sur le bord des pots de miel, pas beaucoup, mais 4 ou 5 tout de même, je vous laisse imaginer la tête du consommateur si le lot n'est pas repéré à temps, même s'il n'y a pas danger particulier dans ce cas là. Une lampe à uv dans la miellerie limite les risques liés aux insectes volants divers, moucherons, teignes.

Autre cas d'école, le cheveu. Là il est bien visible dans le miel, mais il aurait pu se trouver sur le dessus du pot, caché par le couvercle, à la vue du client dès l'ouverture. Cela n'arrive jamais ? toute personne perd environ 200 cheveux par jour, l'usage de la charlotte, une coiffe agroalimentaire,  permet de réduire ce risque. Elle doit cependant être bien enveloppante et recouvrir la totalité des cheveux.

Encore un cas particulier, les saletés au fond du pot. Il s'agissait ici d'un lot dans lequel des pots étaient souillés par des poussières et petites saletés. Le reste du lot était en parfait état, mais quelques pots avaient, comme on le voit une quantité importante d'impuretés. C'est à l'opérateur chargé de la mise en pot de vérifier régulièrement le fond des pots, c'est vrai aussi pour la propreté des couvercles, qui peuvent avoir récupéré quelques saletés au moment du stockage. Le bon stockage des pots vide est un gage de sécurité.

Ces exemples illustrent la difficulté de maintenir la parfaite qualité des produits dans la miellerie, aucun de ces cas n'était visible au prime abord, il a fallu rechercher les défauts dans le détail, et rien ne vaut un oeil extérieur pour celà, pour détecter la moindre faille : petit exercice à réaliser régulièrement dans la miellerie ou le local de vente.
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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 22:19
On me redemande la recette du candi apicole :

Matériel :

- un récipient assez grand, d'un volume bien supérieur à celui du sirop que l'on y place, car le candi mousse au bout d'un moment et gare aux débordements.
- une source de chaleur régulière, par exemple du gaz sur un trépied.
- une grande spatule en bois, assez robuste pour supporter un brassage énergique
- une écumoire
- un thermomètre gradué jusquà 125° C
- 10 kg de sucre cristal
- éventuellement du miel 2 kg par exemple
- éventuellement un peu d'acide tartrique

Préparer 2 à 3 litres d'eau, et les porter à ébullition. Verser 10 kg de sucre cristallisé (saccharose) en pluie et remuer pour dissoudre rapidement le sucre.

Le feu doit être alors être vif, l'eau s'évapore progressivement et le point d'ébullition s'élève. Les impuretés du sucre produisent une écume que l'on enlève avec l'écumoire. Continuer de remuer la solution pour éviter la caramélisation du fond du récipient.

Le thermomètre doit être maintenu au coeur de la solution, de façon a indiquer la température de la masse. Monter jusqu'à 118°C, puis arrêter la source de chaleur. La solution atteint un stade appelé "boulet demi-dur" et ne contient plus que 10,5% d'eau. Cette température est valide à pression atmosphérique normale, ajuster dès qu'on dépasse des altitudes de 500 m.

Une fois la source de chaleur coupée, on peut ajouter au candi du miel, par ex 2kg pour 10 kg de sucre initialement, ou un peu d'acide tartrique, qui provoque un début d'"inversion" du saccharose, et rend le candi un peu plus souple. Ces manipulations ne sont pas indispensables.

Le sirop se refroidit progressivement, il est alors important de maintenir un brassage énergique et continu, en particulier dans la fourchette de température 100-60°C, afin de favoriser la finesse de la cristallisation. Dès que le mélange commence à blanchir, conditionner en moules, barquettes aluminium,  ...

Pour ceux qui trouvent cette opération fastidieuxe, on trouve bien entendu aussi dans le commerce du candi tout prêt, à base de saccacharose, parfois additionné de miel, il convient tout à fait à l'usage de complément printanier.

Placer un pain de candi d'un kg ou deux kg sur le trou de nourrissement, et observer régulièrement la prise par les abeilles, c'est un bon moyen d'idendifier les colonies qui vont bien et celles qui ont des difficultés.
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21 décembre 2008 7 21 /12 /décembre /2008 15:40
Belle journée hivernale, les abeilles en ont profité pour faire une petite ballade dominicale. Premiers dégats observés sur un petit rucher.



Logiquement, les abeilles ont pu nettoyer les cadavres qui jonchaient le fond de ruche. Cependant, au delà de la mort naturelle d'un certain nombre d'entre elles, on observe beaucoup d'abeilles aux ailes écartées. D'autres se sont laissées prendre par la neige, on voit le creuset que le peu de chaleur émise a laissé autour d'elles.


Certaines sont encore vivantes, mais traînantes, visiblement peu en forme, elles sont condamnées. Je prélève un échantillon de celles qui me semblent les plus "fraîches".



Ramenées au labo, examen rapide : poche rectale assez importante, mais c'est assez logique à cette époque ou les claustrations sont longues, elles ont tendance à accumuler leurs déchets.


Un examen sous le microscope montre clairement des petites granulations de nosémose sur le contenu intestinal, sur la plupart des abeilles prélevées. Cela laisse à penser que le reste de la colonie est largement atteint.


L'hiver 2007/2008 a vu dans la région des pertes de 30 à 100% selon les ruchers, alors que l'état des colonies était satisfaisant en fin d'été 2007. L'état des colonies durant l'été 2008 était loin d'être aussi bon, on voit mal comment l'hivernage 2008/2009 serait plus favorable.

...Joyeux noël.
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