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  • : Le blog de Michel BOCQUET
  • Le blog de Michel BOCQUET
  • : Michel BOCQUET, Ingenieur agronome, consultant en apiculture ; conseil et expertise dans les domaines liés à l'abeille, les produits de la ruche, la pollinisation, l'utilisation des abeilles comme bioindicateurs de l'environnement. Michel BOCQUET, Agronomist, apiculturist : specialist in honeybees, bee products, pollination, environment monitoring with bees as bio indicator.
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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 22:03

English summary : new anti-theft device for beekeeping : the system rests for monthes, until the colony is moved. Other possibility : following the road of a truck for a better management of your vehicles. 

 

Resumen español : Nuevo sistema antirobo especialmente estudiado para proteger a las colmenas o para seguir a los vehiculos en trasumancia. En modo anti-robo, el sistema se despierta cuando uno mueve la colmena y se puede seguir la colmena en un mapa en Internet, ademas de un sms que llega en su telefono movil. En modo de tracking, uno puede ver a al trayectoria del vehiculo en el mismo mapa en Internet y se recarga la bateria con una toma USB de una computadora.

 

Nouveau système de sécurité multiusage pour l'apiculteur :

 

 Capteurs-electoniques-sur-colonies-d-abeilles 2147

-         Mode Antivol pour ruche : le boitier est en mode dormant tant que la ruche n’est pas déplacée, heurtée ou renversée, elle se met alors en mode tracking, vous recevez un sms d'alerte et vous suivez le déplacement de la ruche sur une carte par internet. Dans ce mode, votre boitier reste plusieurs mois sans entretien dans le rucher. Pas d’effet sur les abeilles, le boitier est dormant l’essentiel du temps et ne se met en fonctionnement que si la ruche est déplacée ou renversée.

 Capteurs-electoniques-sur-colonies-d-abeilles 2142

 

-         Mode Tracking : Suivi des véhicules de transhumance, permet de localiser le déplacement des ouvriers en transhumances ou en livraison pour optimiser leur déplacements ou pour des raisons de sécurité. Vous rechargez votre boitier par un simple cordon USB en fin de journée

 Capteurs-electoniques-sur-colonies-d-abeilles 2145

 image002.jpg

 

Réglage des options sur le terrain ou sur Internet.

Envoi des alertes (chute, choc, déplacement, sortie hors zone prédéfinie, batterie faible) directement sur votre SMS

 

 

Cout :

            199 € HT à l’achat

            9,99 € HT par mois

            Aucun engagement de temps, votre abonnement s’arrête avec le renvoi de la carte SIM. Nous pouvons également reprendre votre boitier d’occasion. Possibilité de location avec un partenaire de financement.

 

Echange standard en cas de dysfonctionnement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mots clés : apiculture, vol de ruche, vol de ruches, apitracking, cts, antivol ruches, suivi de ruches, ruches dérobées, electronique, alarme, alerte, abeilles, rucher, système antivol, ours, vandalisme, renversement, renverse, pyrenees, gibier, chocs, apivigie, degradation

 

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Published by Michel BOCQUET - dans Prestations
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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 20:52
English summary : Is it necessary to stimulate the colonies in spring ? generaly not, this is a risky bet, and can generate economic losses, swarming, etc. Stimulation must be used just for specific aims as queen rearing, pollination, or such purposes.

Resumen español : estimular a las colmenas es riesgoso y puede provocar enjambres, gastos de plata, hasta muerte de hambre. Se puede usar en ciertos casos, como la polinizacion, o crianza precoz, o por aprovechar de las primeras mieladas.


L'hiver s'éternise et l'apiculteur s'impatiente alors  que le saule montre a peine le bout de ses chatons et que les abeilles ont eu du mal a collecter les pollens de noisetiers.

Se pose alors la question de stimuler ou pas les colonies, pour accélérer un peu le démarrage de la saison.

C'est une opération qui reste risquée : elle doit être pratiquée avec discernement, et dans un but très précis :
- faire de l'élevage précoce de reines ou de mâles, pour disposer de reines fécondées au moment du colza ou du pissenlit par exemple.
- obtenir des ruches assez fortes pour assurer les pollinisations précoces dans de bonnes conditions.
- augmenter la population de butineuses disponible sur les premières miellées.
Image1.jpg

Quels sont les risques ?

- l'essaimage : une stimulation brutale génère un excédent d'une génération qui entrainera avec une grande probabilité un essaimage 6 semaines plus tard. Il faudra être prêt pour l'échéance !
- la mort de faim : stimuler entraine une croissance de population plus importante que ce que le climat suggère à l'abeille ou ce que la flore lui propose. Cette population surconsomme par rapport à la ressource disponible, et en mars/avril on peut aboutir à une disette entrainant jusqu'à la mort de la colonie. A surveiller donc !
- les déséquilibres au sein du nid à couvain : trop de couvain par rapport à la capacité d'alimentation des nourrices(disettes ponctuelles ou prolongées, mauvaise qualité de la gelée nourricère) ou par rapport à la capacité de régulation thermique de la grappe d'abeilles (risque de refroidissement), apport d'aliments difficiles à digérer  en contre saison (risque accru de nosemose), etc.
- Le travail inutile : la stimulation ne fonctionne pas systématiquement, certains types d'abeilles ne réagissent pas très bien aux stimulations (abeilles noires), les aliments éventuellement apportés ne sont pas toujours bien consommés (sirops, pâtes protéinées), les ressources en protéines peuvent ne pas être au rendez vous (pas de floraisons), la température peut être trop basse et la grappe trop petite pour réagir à la stimulation.
.
Quels sont les stimulants utilisables  ?

- candi : son effet stimulant reste limité, il joue plutot un role de complément alimentaire de fin d'hiver.
- sirop  50/50 : très stimulant, mais attention à l'apport d'humidité trop tôt en saison. Son utilisation n'est possible que si la température est suffisante et que les colonies ont déja bien amorcé leur développement.
- pates protéinées : si elles sont bien consommées, elles donne un bon coup de fouet à la colonie, mais encore faut il que les abeilles les utilisent, elles consommeront en priorité le pollen des fleurs. C'est une technique assez pointue et chère, à réserver à des cas bien précis.

Donc : faut il stimuler les colonies ? Non en règle générale, oui dans des cas particuliers, à condition de suivre de très près les colonies, et d'assumer les conséquences de la stimulation.

La colonies d'abeilles dispose de régulations complexes qui lui permettent de contrôler son développement en fonction du climat, des floraisons, et de sa population, laisser ces régulations se dérouler normalement est en général la décision la plus sage pour un bon déroulement de la saison, la colonie saura s'adapter toute seule dans la plupart des cas. 

Rappelons que le démarrage de la saison apicole est très variable d'une année à l'autre, ci dessous on voit l'effet du climat sur l'utilisation du potentiel floral semaine après semaine au fil des saisons entre 2005 et 2008 sur un rucher bioindicateur. On notera en particulier la différence de 6 semaines entre le démarrage de la saison en 2005, très précoce et 2008, très tarif. .... donc patience pour 2010.
effet climat

Je serai amené à vous proposer régulièrement des commentaires sur ce type de courbes qui permet un diagnostic très fin du cycle annuel, en complément de courbes de potentiel en nectar et pollen...

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 22:14
Certains miellats cristallisent dans les cadres et présentent des cristaux grossiers que les butineuses ont du mal à utiliser, en particulier en hiver. Ces cristaux nécessitent de disposer de suffisamment d'eau pour pouvoir dissoudre les cristaux via les glandes salivaires. Dans le cas contraire, la grappe peut périr de faim si elle n'a pas d'aliment disponible. Plus tard au printemps, elles préfèrent généralement évacuer les cristaux à l'extérieur.

Sans que ce soit un cas général, un diagnostic de la mortalité hivernale sur un rucher haut-savoyard de 200 colonies, a montré un nombre non négligeable de colonies dont une petite grappe s'est trouvée bloquée sur des provisions de miellat cristallisé.
Miel cristallisé dans les cadres
Ce type de miellat est récurrent dans la région en fin d'été et peut fournir dans certains cas des miellées importantes. Le miel cristallise très rapidement dans les rayons, mais il peut être recouvert d'autres miels ultérieurs (solidage) et donc passer inaperçu pour l'apiculteur. Le miel de lierre a aussi cette tendance à cristalliser rapidement.

Certains sirops de nourrissement ont, rarement heureusement, des comportements de cristallisation qui peuvent aboutir au même résultat.

Des cas similaires de mésestimation de la quantité de nourriture réellement disponible peuvent trouver leur origine dans un blocage au pollen de certains cadres. Les abeilles complètent ces cadres en miel et une fois operculés, il peuvent laisser croire à des provisions suffisantes, alors qu'il n'en est rien.

Une abondance de provisions est un gage de bon hivernage, la morphologie des rayons (épaulement de miel dans la partie supérieure), la répartition des provisions, etc sont bien mieux gérées par l'abeille que par l'homme. C'est pourquoi il est souvent préférable de ne pas trop mégoter sur la quantité de nourrissement mise à disposition de l'hivernage, les abeilles l'utiliseront pratiquement en totalité lors de la croissance de population au printemps.
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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 09:32

English Summary : Are they too much installations as beekeepers ? too much projects without cash and experience. The cash must be reoriented in bees, as limiting factor. I am helping new bee farms, from hundreds to thousands of hives to reach a rapid efficiency in a sustainable systems..

Resumen español : Habrian demasiadas instalaciones de nuevos apicultores ? Muchos proyectos no son durable por falta de concepcion. La apicultura cambia, con nuevos sistemas de explotacion, con prioridad a las abejas y no al material. Puedo acompañar a apicultores desde cientos hacia miles de colmenas, para conseguir rapidamente a systemas efficientes y durables por medio de metodos modernos de manejo.

La vague des projets d'installation en apiculture ne se dément pas, dans toutes les régions des jeunes et moins jeunes se mettent à rêver de s'installer dans le domaine de l'apiculture, sous l'effet combiné d'une pression médiatique importante, mais aussi d'un marché du miel très demandeur. Faut il en avoir peur ?

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Je vous laisse réfléchir par vous même à la réponse, voici simplement quelque éléments à votre attention :

- L'apiculture, et ceci à l'échelle mondiale, a fréquemment fonctionné de cette façon, avec des vagues d'installation à quelques décennes d'intervalle. Ces vagues coincident souvent avec des périodes de crise pour la filière. En France, par exemple, les années 80 ont vu un boom d'installation avec l'accroissement du chômage, en particulier dans l'Ouest, avec le développement du tournesol qui laissait entrevoir de belles perspectives de récoltes. En réalité, le prix du miel s'est effondré, mais on retrouve encore beaucoup d'apiculteurs installés à cette occasion.

- Un nombre important d'exploitations professionnelles sont à transmettre dans les 5 à 10 ans qui viennet, l'afflux de jeunes repreneurs pourrait sembler assez intéressant dans ce contexte. Cependant les projets actuels sont plutôt des créations, la reprise n'est pas aisée, ni même souhaitée par les nouveaux venus et même dans le cas des successions familiales, la reprise se traduit concrètement par la véritable re-création d'un nouveau système d'exploitation.
PC050971

- de nombreux apiculteurs amateurs on cessé l'apiculture, leur matériel, colonies, ruches, petit matériel se retrouve sur un marché de l'occasion et donné à des jeunes qui s'interrogent à cette occasion sur l'opportunité de reprendre l'activité, voire d'en faire un revenu complémentaire ou un métier. C'est l'un des viviers pour les nouveaux apiculteurs. Malheureusement, la plupart des ruches cédées sont vides, il reste donc à les remplir durablement.

- Les installations sont généralement le fait d'apiculteurs proches de la quarantaine, avec une première expérience professionnelle de bon niveau et un pécule personnel permettant de constituer le capital de départ. Or le profil des nouveaux arrivants est assez différent, d'un niveau professionnel plus variable, sans financement propre au départ, alors même que les disponibilités générales de trésorerie sont au plus bas dans l'économie, et que les banques n'assument plus leur rôle. L'illusion de la Dotation Jeunes Apiculteurs ou des indemnités de départ pour les personnes licenciées ne permet pas d'envisager sérieusement une installation.

- L'installation en apiculture prend classiquement une dizaine d'années, c'est ce que confirment les enquêtes sur les systèmes d'exploitation. Or la conjoncture actuelle ne permet pas de tenir toute cette durée compte tenu des niveaux de rémunération et des charges de travail. Or, dans ce contexte, les jeunes installés placent l'essentiel de leur trésorerie dans des projets de foncier, de matériel lourd de déplacement, d'équipements de miellerie qui correspondent à un cheptel qu'ils n'atteindront que dans 5 ans, alors que ces ressources seraient disponibles à bas cout par simple collaboration avec des collègues alors que le facteur limitant est la disponibilité en abeilles de bonne qualité.PC091130

- la principale difficulté actuelle pour un apiculteur professionnel consiste à maintenir le nombre de ruches productives. Accroitre le cheptel, est un défi énorme qui peut se réaliser avec une solide formation, et un savoir faire qui ne s'acquierent pas en un ou deux ans. Or l'effort d'élevage est encore nettement sous estimé, et des petits cheptels ne permettent pas de disposer le volant d'abeille nécessaire pour réaliser en même temps une production de miel, la plus rémunératrice. Il est relativement aisé de passer de 10 à 50 colonies, mais la barrière des 200 ruches s'avère infranchissable dans de nombreux cas, rappelons que nous parlons ici de 200 ruches de production, ce qui nécessite la gestion de 250 à 350 colonies pour que le renouvellement soit assuré.

- On observe à l'échelle mondiale un net mouvement de professionnalisation de l'apiculture, ce mouvement va se traduire par un accroissement de la taille moyenne des exploitations. Les systèmes d'exploitation actuels sont donc maintenant en limite de viabilité, il s'agit de construire de nouvelles formes d'exploitations capables de répondre aux défis de l'apiculture = plus de ruches, meilleure division du travail, plus de présence au rucher, meilleurs outils de gestion, suivi plus tactique de la saison...

- etc, etc...


Ma conclusion :

Le problème n'est pas dans le fait qu'il y ait beaucoup d'installations, mais que beaucoup de ces installations vont aller au casse-pipe de façon quasi mécanique alors qu'une conception moins individualiste des projets et une affectation plus judicieuse des ressources les plus rares : la trésorerie et les abeilles permettrait d'aboutir à des réalisation mieux en accords avec les objectifs des apiculteurs qui s'installent (des apiculteurs qui galèrent moins) , plus efficaces du point de vue de la filière (des apiculteurs qui produisent du miel et des abeilles), et plus rentables (des apiculteurs qui vivent de leur métier).

L'installation engage une personne et son entourage pour les 10 années à venir. Dix années difficiles. Quelle que soit la forte motivation du départ, il est important de pouvoir répondre aux principales questions suivantes :
- quel est mon objectif personnel dans cette installation ? (sous entendu : y a t il d'autre moyens que l'installation pour atteindre cet objectif?)
- quel est le type d'exploitation que je souhaiterais construire ? (la taille de l'exploitation change radicalement les données du business plan).
- suis-je capable d'assurer moi même la croissance de mon exploitation (Bases en conduite des ruches, savoirs faire en élevage)
- est-ce que je dispose de la disponibilité en trésorerie et en temps pour lancer mon exploitation ?


=> j'accompagne des exploitations en développement qui souhaitent atteindre leurs objectifs, qui souhaitent prendre les moyens pour arriver rapidement au régime de croisière (5 ans) et qui sont prêts à réorienter leurs priorités d'investissement sur les facteurs limitants et pas sur le capital foncier ou le matériel... à moins qu'ils n'en aient vraiment les moyens.
=> voir la rubrique "Mes prestations"
=> voir la rubrique "mes publications"


Michel BOCQUET


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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 07:12
English Summary : 08 of december 2009 : Death of the french Scientist Remy Chauvin, who created the Bures sur Yvette station and studied all his life long honeybee and social insects behavior.

Resumen español
: el ocho de diciembre de 2009, murio el profesor Remy Chauvin, un cientifico especializado el el comportamiento de la abeja y de los insectos sociales, fundador de la estacion de Bures sur Yvette, cerca de Paris, especializada en el la neurobiologia de las abejas y de los insectos sociales.


Un grand monsieur de l'apiculture vient de disparaître, Le Professeur Rémy Chauvin agé de 96 ans est décédé le 8 décembre 2009 à Sainte-Croix-aux-Mines.

Ce chercheur a travaillé sur de nombreux sujets. Souvent peu conformiste et célèbre pour ses coups de gueule, il n'a pas hésité à s'aventurer sur des thèmes bannis par la recherche conventionnelle, comme les OVNI, les phénomènes parapsychiques, etc.

Le fil rouge de sa carrière reste avant tout  l'étude des comportements chez l'abeille et les insectes sociaux, c'est lui qui a mis en place les fondements de la recherche apicole française au sortir de la seconde guerre mondiale, en installant un laboratoire dédié à l'apiculture dans la Maison de Jules Lair, à Bures sur Yvette. L'installation fut épique, puisque le jour de l'arrivée sur le domaine, en l'absence de clé, il aurait dû escalader la grille pour pénétrer dans ce qui serait plus tard le principal laboratoire apicole français.
Le laboratoire de Bures sur YvetteMaison de Jules Lair, à Bures sur Yvette

Photo Michel BOCQUET : la station de biologie comparée des invertébrés, en 2005 un peu après sa fermeture. C'est sous un aspect proche de celui ci que Rémy Chauvin l'a sans doute trouvée lors de sa création.

Parmi ses nombreux ouvrages, on retiendra particulièrement le traité de biologie de l'abeille publié chez Masson, une oeuvre monumentale dont il a assuré la coordination, et qui fait le point de l'ensemble des connaissances scientifiques acquises sur l'abeille jusqu'à 1968. Ce documement a été accouché dans la douleur, il en reparlait encore comme d'une rude épreuve plusieurs décennies après. Cependant, ce livre reste encore aujourd'hui une véritable référence. 

Scientifique éminemment respecté sur tous ses thèmes d'étude, même s'il était sujet à de vives polémiques sur ses prises de positions, il collectionne les titres et présidences d'honneur dans nombre d'institutions prestigieuses. Il me semble utile de mentionner aussi son sens de l'accueil vis à vis les jeunes chercheurs de toutes origines, qui souhaitaient travailler sur le comportement des insectes, nombreux sont ceux à qui il a proposé de travailler à ses cotés dans le chateau d'Ivoy le Pré.

Vous trouverez une biographie complète sur Wikipedia à l'adresse suivante : http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9my_Chauvin#cite_note-0

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 07:39

English Summary : Official launch of the Wheen Foundation in Sydney, 12/12/2009 : about 120 beekeepers, 14 conferences, mainly about breeding and selection of honeybees. Gretchen Wheen was present, for this day full of emotion, a whole life dedicated at honeybees, and a foundation for the future generation. See the presentation http://theabk.com.au/news/wheen-foundation-support-beekeeping-australia

Resumen español : primeros pasos por la fundacion Wheen, dedicada a la apicultura en Australia. En presencia de la dama, Gretchen, los principales apicultores, cientificos y tecnicos del pais se habian desplazados por assistir a estas conferencias, principalmente dedicadas al mejoramiento de las abejas = genetica, mejoramiento del comportamiento higienico, programas de mejoramiento, lucha contra varroa por la seleccion etc.


Création en Australie d'une fondation dédiée à l'abeille grace à la généreuse donation de Gretchen Wheen.  Gretchen, après avoir consacré l'essentiel de sa vie à l'apiculture et en particulier à l'insémination artificielle des reines d'abeilles, lègue une propriété et une somme importante à la fondation qui porte son nom.

Wheen Foundation Seminar - Mr Alby Schultz

A l'occasion de l'inauguration de la fondation, un séminaire a réuni tout le gratin de l'apiculture Australien, avec les éleveurs et producteurs de miels parmi les plus importants et les plus dynamiques.

Après un mot d'accueil officiel par le Dr Doug Sommerville, qui travaille actuellement a un programme de detection de la nosemose, plusieurs chercheurs se sont succédés devant un auditoire particulièrement attentif :
- Le Dr Ben Oldroyd, de l'université de Sydney a fait un inventaire des difficultés de l'élevage des abeilles
- Le Dr Peter Oxley, de l'Université de Sydney a fait une intéressante conférence sur l'identification des gèns liés au comportement hygiénique chez l'abeille.
- Le Dr Andrew Barron (Macquarie University) a présenté un important travail sur la modélistion des colonies d'abeilles et les raisons possibles d'un effondrement.

Le "morning tea" est l'évènement incontournable de la matinée, et permet de discuter avec les apiculteurs locaux, la plupart provenant de nouvelle Galle du Sud, la principale région apicole Australienne. Quelques apiculteurs de la zone Ouest de l'Australie, et quelques étrangers (USA, Nouvelle Zélande, France) complétaient l'auditoire.
Wheen Foundation Seminar- morning tea
A la reprise, Suzan Cobey, spécialiste internationale de l'insémination et de la sélection chez l'abeille domestique a présenté une communication sur la manière de selectionner l'abeille sur la résistance  à Varroa destructor. Sue est restée en Australie plus d'une quinzaine de jours, pour former les apiculteurs autraliens à l'insémination artificielle des reines, avec  un cours pour débutant d'une semaine, suivi d'un cours d'approfondissement d'une semaine pour les plus aguerris à la techique.

Le Dr Michael Hornitzky a ensuite présenté le rôle des services de quarantaine en Australie, sans doute le plus performant au monde jusqu'à présent, mais qui s'est arrêté, contre l'avis de la filière, après l'interdiction totale d'importation des reines étrangèes par principe de précaution suite à la médiatisation du dossier ccd (Colony Collapse Disorder). C'est un savoir faire qui risque de disparaitre totalement suite à cette décision.

La partie offcielle a vu défiler le Dr Max Whitten, pour présenter le rôle attendu de la Wheen foundation, Mrs Louise Markus a présenté Gretchen Wheen et sa biographie, et Mr Albert Schultz, rapporteur d'un document de synthèse sur l'avenir de la filière miel en Australie, a lancé officiellement la fondation.

Le Lunch a permis à nouveaux de nombreux échanges parmi les participants, avec un entracte sympathique, la mise en vente au enchères de plusieurs ouvrages apicoles légués par Gretchen. On peut cependant déplorer le peu d'entrain de l'assistance à monter les enchères, certains ouvrages, dont des flores apicoles introuvables aujourd'hui sont partis pour une vingtaine de dollars pièce.

L'après midi a débuté sur deux communications scientifiques de bon niveau :
- Dr Suzan Cobey, sur les programmes d'élevage de l'abeille a travers le monde
- Dr Alexandre Christino, sur  la génomique et la réponse environnementale de l'abeille

Wheen Foundation Seminar
Puis des interventions de techniciens et d'apiculteurs ont clos l'après midi :
- La genetique de l'abeille et le programme d'amélioration du cheptel
- Le passé et le présent des schémas d'élevage en Australie
- Le travail sur la sélection de l'abeille pour la résistance à varroa aux USA.

Wheen Foundation Seminaire- conferences

L'assemblée commençait à fatiguer...

Une discussion s'est ensuite engagée, principalement sur la nécessité d'obtenir une abeille au bon comportement hygiénique, il faut bien considérer que la loque américaine est maitrisée chimiquement jusqu'à présent et qu'elle constitue  un problème de fond qui préoccupe les apiculteurs.

L'arrivée de Varroa en Nouvelle Zélande inquiète également beaucoup les apiculteurs Australiens, le continent étant le dernier indemne de Varroa. On ne peut manquer de sourire aux réflexes nationalistes (que l'on retrouve à l'échelle mondiale) qui ont marqué ce débat, ainsi qu'aux réflexions qui ont fusé à cette occasion : les mêmes peurs, les mêmes comportement que ceux que l'on retrouve en Europe sur d'autres sujets. Au fait, et Aethina ?... personne n'a pris la peine d'aborder le sujet. 

Un congrès qui rappelle donc tout à fait les congrès apicoles habituels, ou des communications scientifiques, politiques et techniques intéressantes se gardent bien d'aborder les problème concrets et actuels de l'apiculture locale : situation économique dramatique de certains apiculteurs après des années de sécheresse, Loque américaine omniprésente, mais controlée par médication, Aethina qui fait des dégats variables, mais très importants dans certains zones : Heureusement, ces sujets sont abordés dans le festival "off" des discussions autour du thé.

La soirée se termine, pour les plus courageux, par une visite des locaux et du terrain qui abrite les ruchers de la Wheen foundation.

Merci en tous cas à Gretchen, pour son action en faveur de l'apiculteur, passée et future, que les apiculteurs fassent bon usage de cet outil, ... ce n'est sans doute pas gagné.



Michel BOCQUET






 


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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 11:56

Le programme communautaire apicole (RCE 1234/2007 du Conseil du 22 octobre 2007) ouvre à la possibilité d'obtenir un certain nombre d'aides, attention aux dates butoir, au 15 décembre 2009 pour la plupart. 

-  

 

l’aide à la transhumance : date limite de dépôt de la demande d’aide le 15 décembre 2009. Il s'agit d'une aide aux investissements : grues, remorques, débroussailleuses, balances de suivi à distance, etc.

-  

 

l’aide au maintien du cheptel : date limite de dépôt de la demande d’aide le 15 avril 2010
, qui compense des pertes exceptionnelles de cheptel.

 

 

- l’aide à la multiplication : date limite de dépôt de la demande d’aide le 15 décembre 2009
, qui permet aux apiculteurs d'investir sur leur atelier élevage.

 

 

- l’aide au rucher école : date limite de dépôt de la demande d’aide le 15 décembre 2009, une innovation qui permet aux ruchers écoles disposant d'un numéro SIRET de bénéficier d'une aide pour l'équipement en ruches, essaims, matériels divers, matériel pédagogique.

C'est aussi au 15 décembre que les éleveurs doivent se faire connaître auprès de FranceAgriMer pour faire partie des élevages agréés.


L'ONIFLHOR ayant fusionné avec d'autres organismes début 2009, l'adresse pour l'envoi des dossiers est maintenant :

FranceAgriMer,

Direction Gestion des Aides

Unité OCM Pêche et Règlement Apicole

TSA 20002

93555 MONTREUIL SOUS BOIS Cedex

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 00:21
English summary : film of a smarm coming in an empty hive.
 Resumen español : pequeña pelicula de la llegada de un enjambre.

Je retrouve un petit film que j'avais fait ce printemps : l'arrivée d'un essaim sauvage dans une ruche.

... pour le plaisir.

Michel BOCQUET
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Published by Michel BOCQUET - dans Insolite
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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 23:29

English summary : Be careful with antivarroa fight in queen rearing colonies. They are more sensible to the parasite for the use of exterior brood frames, and sometimes the little proportion of open brood. The queen cells may be more contaminated, that occured in these series, every capped cell after the birth date had a varroa inside.
 Resumen español : por la crianza de reinas, hay que cuidar con los varroas, ya que las colmenas que reciben la celdas a menudo estan reinforzadas con panales exteriores que pueden contener a parasitos. En la fotos abajo, se ven celdas reales que quedaron cerradas despues de la fecha de nacimiento, cada una tenia un varroa al interior.


Les ruches éleveuses sont parfois très chargées en Varroa, en effet :

- elles reçoivent régulièrement du couvain operculé, qui peut être infesté de varroa
- elles disposent de peu de couvain ouvert, les cellules royales deviennent alors des cibles de choix pour varroa au moment de l'operculation.

A titre d'illustration, voici l'exemple de trois cellules issues d'une même série d'élevage. La barette a été placée en couveuse (14 cellules) et ces trois là ne sont pas arrivées à terme.

L'ouverture des cellules montre des larves dans des états divers (larves pourries ou encore reconnaissables) mais on observe aussi sur chacune d'elles, un varroa à l'intérieur de la cellule.

C'est pourquoi certains éleveurs maintiennent sur les éleveuses une pression antivarroa sur la totalité de la saison, on peut aussi travailler sur les pourvoyeuses de couvain "propres" pour limiter ce genre de problème.

Michel BOCQUET

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 22:33
English summary : If you want to get rid of ants in your colonies, here is a natural possibility with the use of an insect the fourmilion.
 Resumen español : Un insecto se dedica a comer a las hormigas, el "hormiga-lion". Se pueden colocar a estos insectos debajo de las colmenas.



Encore une victoire de l'observation de la nature sur les "recettes miracle".

En observant le manège des fourmilions sous un hangar, cet apiculteur a eu l'idée de déplacer ces insectes sous les ruches, ... et avec succès : les fourmis sont beaucoup moins nombreuses maintenant.



Le fourmilion est un insecte qui raffole des zones un peu sèches et sableuses, dans lesquels ils s'installent et constituent leur piège fatal : Un entonnoir sableux aux bords pentus et mouvants, qu'il constitue en "crachant" littéralement la terre à distance. Lorsqu'une fourmi s'y aventure, elle glisse sur la paroi et arrive inexorablement dans la gueule de l'insecte qui n'a plus qu'à s'en repaître.

Visiblement cela a pour effet de limiter les allées et venues des fourmis dans le rucher.

Il suffit de prélever, à l'aide d'une pioche quelques entonnoirs actifs (on peut le vérifier en les bouchant, et en regardant au bout de quelques heures s'ils se reconstituent) et de les déposer sous les ruches, à l'abri. Cela marche pour les ruchers fixes, lorsque les ruches présentent une zone nue sous supports, le fourmilion apprécie bien ce genre de milieu.



Michel BOCQUET
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